Conseil de la galerie
Laine, soie, coton : distinguer les matières d’un tapis
La matière d’un tapis conditionne sa valeur, sa résistance et son entretien. Trois fibres dominent. Voici comment les reconnaître.
La laine, matière noble du quotidien
La laine de mouton est la fibre la plus répandue dans les tapis noués main. Au toucher, elle est souple, légèrement grasse et ne glisse pas entre les doigts. Elle porte bien l’usage et se patine harmonieusement.
La soie, éclat et finesse
La soie, plus rare et plus chère, offre une brillance vive et changeante selon la lumière. Au toucher, elle est fraîche, lisse et presque glissante. Les tapis de soie sont plus fins et plus denses ; leur velours peut s’écraser sous les pas.
Le coton, structure invisible
Le coton sert le plus souvent de chaîne et de trame : il n’apparaît pas en surface mais donne au tapis sa tenue et sa rigidité. Sur certains tapis (Khamseh, tissus), il apparaît aussi dans le velours, en blanc, pour structurer le dessin.
Comprendre les conséquences
Un tapis de soie se nettoie et se restaure avec des précautions particulières ; il ne supporte pas l’humidité prolongée. Un tapis de laine est plus tolérant mais reste sensible aux teintures qui migrent. La matière oriente donc la méthode, jamais l’inverse.
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